Rita Pascale Kwaminan

2ème édition du Sommet des Catalyseurs du Développement: Devenir grand pour impacter les nations.

Le vendredi 25 juillet 2025, le Ministère Catholique de Transformation et de Développement (MCTD) a tenu une conférence de presse au siège du MCTD pour présenter la 2ème édition du Sommet des Catalyseurs du Développement, qui se tiendra le dimanche 10 août 2025 de 08 heures à 18 heures à la salle des fêtes du Sofitel Hôtel Ivoire.

Le thème retenu pour cette seconde édition est:  » DEVENIR GRAND « . Le Somment des Catalyseurs du Developpement est une initiative du Ministère Catholique de Transformation et de Développement de la Communauté Catholique Mère du Divine Amour.

Changer les mentalités pour impacter les nations.


Avec pour thème “DEVENIR GRAND”, ce sommet ambitionne de façonner un mindset de développement, basé sur les valeurs chrétiennes.

Présentation de la 2è Edition du Sommet des Catalyseurs du Developpement.

« La Bible nous dit : tel que tu penses, tel que tu es », ont rappelé les organisateurs. Il s’agit donc d’amener chaque participant à un changement de mentalité pour que l’impact soit concret dans leur vie quotidienne, quels que soient leurs domaines d’activité.

Quittons le stade de chrétiens du dimanche pour devenir des acteurs du développement. Jésus-Christ nous a impactés, à notre tour d’impacter

Ministère Catholique de Transformation et de Développement

Depuis sa création, le Sommet des Catalyseurs du Développement a impacté plusieurs cadres du secteur publique et privé, des Chefs d’entreprises et plusieurs diplômés des grandes ecoles et d’universités

Des invités attendus de plusieurs pays


Répondant aux questions des journalistes, les organisateurs ont annoncé que le sommet accueillera des invités venus de plusieurs pays, notamment du Canada, de la France, du Bénin et du Burkina Faso. Il convient de préciser que l’Apostolat Evangile Pour Tous (EPT) qui soutient le Ministère Catholique de Transformation et de Développement est implanté dans ces différents pays.

Un programme riche et un networking concret

Le sommet proposera un programme varié :

  • Prédications,
  • Panels,
  • Conférences,
  • Ateliers,
  • Sessions de networking.

Le volet networking permet de toucher des réalités concrètes et d’amener des solutions pratiques.

Ministère Catholique de Transformation et de Développement


La femme au cœur du sommet

Un accent particulier sera mis sur la valorisation du rôle des femmes. Plusieurs figures féminines d’envergure, dont la Sénatrice Mariame Dao Gabala, Madame Solange Amichia, Directrice Générale du Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), Madame YAO madeleine, Conseillère technique du Ministre des finances et du budget, Madame Florence Atta Koné, Directrice Générale de l’agence conseil Advantage Conseils et fondatrice du Festival des Grillades d’Abidjan, Madame Patricia Zoundi ; témoigneront de leur parcours exceptionnel afin d’inspirer et de motiver d’autres femmes à occuper pleinement leur place dans le développement de la société.

Un événement ouvert à tous


Fidèle à la vision du Ministère Catholique de Transformation et de Developpement, ce sommet vise à impacter les nations en formant des hommes et des femmes d’influence et de transformation. Il s’adresse aux chefs d’entreprises, aux cadres du secteur privé et publique, aux diplômés des grandes écoles et Universités...

Pour information, les pass d’entrée au Sommet des Catalyseurs du Developpement sont de 25 000 Francs CFA pour y participer en présentiel et de 15 000 Francs CFA soit (23€/27$) pour suivre en ligne.

Pour toutes informations complémentaire, le public est invité à joindre le comité d’organisation au +225 0701812400 / 0546190459.


Journée Internationale de l’Enfant africain 2025 : qui sont les enfants assistés par la Fondation ICI ?

Chaque 16 juin, le monde célèbre la Journée internationale de l’Enfant africain. Engagée dans la lutte contre le travail des enfants depuis 2007, la Fondation International Cocoa Initiative (ICI) est la principale organisation de lutte contre le travail des enfants et le travail forcé dans le secteur du cacao en Afrique de l’Ouest, avec des bureaux en Côte d’Ivoire, au Ghana et en Suisse. Elle réunit les forces de l’industrie du cacao et du chocolat, de la société civile, des communautés agricoles, des gouvernements, des organisations internationales et des partenaires au développement.

En 2024, grâce aux Systèmes de suivi et de remédiation du travail des enfants, la Fondation ICI a couvert 347 018 ménages en Afrique de l’Ouest et depuis son lancement.
Ce sont au total:
▪️26% des enfants de ces ménages qui ont été identifiés en situation de travail des enfants
▪️77% des enfants identifiés qui ont reçu un soutien.

A la faveur de la célébration de la Journée Internationale de l’Enfant Africain, je partage avec vous le communiqué de presse relatif à la publication du Rapport annuel 2024 de la Fondation ICI.

Rapport annuel 2024

Les projets novateurs menés par la fondation ICI ont un impact positif sur les familles productrices de cacao

  • 347,018 Ménages couverts par le SSRTE en Côte d’Ivoire et au Ghana

L’International Cocoa Initiative, organisation principale de lutte contre le travail des enfants et le travail forcé des enfants et des adultes vient de sortir son bilan de l’année 2024. Ledit bilan met en avant la réalisation de nombreux projets pilotes et novateurs contribuants ainsi, avec l’appui de leur membres et partenaires, à un impact positif auprès des familles productrices de cacao.

A la fin de l’année 2024, ce sont 347,018 ménages qui ont été couverts[1] par le Système de Suivi et de Remédiation du Travail des Enfants (SSRTE). Il s’agit d’un système de soutien développé par ICI et axé sur les enfants. Il vise à identifier les enfants qui travaillent ou qui risquent de travailler et permet par la suite de mettre en place des actions de soutien pour améliorer la situation des enfants et suivre leurs progrès au fil du temps. Parallèlement, le SSRTE sensibilise les familles productrices de cacao et leur donne des conseils pour qu’elles changent de comportement. De nombreuses entreprises utilisent les SSRTE dans le cadre de leurs efforts de lutte contre le travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement et collectivement, ICI et ses membres ont couvert 1,17 million de ménages producteurs de cacao en Afrique de l’Ouest.

Comme l’a déclaré le Directeur Exécutif de la Fondation ICI, Matthias Lange: « Cette étape reflète l’élan croissant des membres d’ICI dans la mise en place de pratiques responsables”. “ Nous restons convaincus que les efforts collectifs et la collaboration permettront de réaliser de nouveaux progrès dans le secteur », a-t-il ajouté.

Parmi les projets pilotes encouragés à leur adoption dans les communautés cacaoyères auprès des partenaires, l’on note également :

Les effets positifs des transferts monétaires et la mise en œuvre du Groupe de Services Communautaires (GSC) pour lutter contre le travail des enfants :

Mis en œuvre dans 15 communautés en Côte d’Ivoire, nous avons mis en place un projet pour étudier la faisabilité de transferts monétaires, assortis d’une incitation au recours à la main d’œuvre adulte (via les groupes de services communautaire), de réduire le travail des enfants. Les groupe de services communautaire sont composés d’adultes qui offrent des services agricoles à un coût abordable, ce qui permet de remplacer le travail des enfants dans les champs. Au terme de ce projet pilote, l’on retient que dans les ménages bénéficiaires le travail des enfants a diminué et les ménages ont consacré davantage de ressources à l’éducation, à la santé et à l’alimentation.

Lutter contre les risques de travail forcé dans les communautés cacaoyères

Le projet pilote a été mis en œuvre dans 5 communautés en Côte d’Ivoire, où une série d’outils et de méthodologies ont été testés. Au terme de l’année 2024, il est à retenir que la signature de contrats formels clarifie également les droits et les responsabilités des travailleurs et des employeurs. ICI a mis en place 95 mécanismes de réclamation, 3 463 personnes ont été formées à ces mécanismes et 2 629 personnes ont reçu une formation sur le travail forcé. De nombreuses entreprises membres d’ICI ont mis en place ce genre d’opérations pour évaluer, prévenir et traiter les risques liés au travail forcé.

33 clubs de lecture ont été créés dans les écoles primaires des communautés cacaoyères en Côte d’Ivoire, avec la participation de 765 élèves. Les compétences en lecture des élèves participant se sont améliorées de manière significative.

Protéger les enfants des pesticides

En 2024, ICI a, cependant, organisé une formation ciblée aux groupes communautaires. La formation a porté sur les risques liés à l’exposition des enfants aux pesticides en dehors des plantations, par exemple par contact avec des récipients toxiques vides et des équipements de protection usages.

Une étude approfondie dont les résultats seront publiés en 2025 est en cours pour déterminer dans quelles circonstances les enfants sont exposés aux pesticides et identifier les obstacles et opportunités d’une intervention efficace.

Le rôle joué par ICI dans le cadre du partenariat public-privé

L’organisation note également des avancées significatives en matière d’élaboration de politiques. Elle a joué un rôle clé dans la signature du Cadre d’action 2024-2029 du Groupe de coordination sur le travail des enfants dans le secteur du cacao (CLCCG). Ce cadre rassemble les gouvernements de la Côte d’Ivoire et du Ghana, ainsi que l’industrie du cacao et du chocolat et le Département du Travail des Etats-Unis, afin de coordonner et d’accélérer la prévention et l’élimination progressive du travail des enfants en améliorant l’accès à l’éducation, la protection sociale et le soutien au revenu des ménages. ICI a aussi contribué à l’élaboration du Plan d’action national 2024-2028 pour lutter contre les pires formes de travail des enfants. En tant que membre du comité scientifique, elle a contribué à l’élaboration de son contenu et veillé à ce qu’il soit conforme aux normes nationales et internationales.

Consulter en cliquant ici —— le rapport annuel 2024 .


[1] Couvert signifie qu’un foyer est enregistré dans un SSRTE et que soit une visite d’observation, soit une évaluation des risques au niveau du foyer a été effectuée.


Élections apaisées et inclusives en Côte d’Ivoire: Le rôle déterminant des femmes.

En Octobre 2025, les ivoiriens seront invités dans les urnes pour élire le nouveau Président de la République pour les cinq prochaines années.

En vue d’assurer la tenue d’élections apaisées et inclusives, plusieurs initiatives sont menées. Et c’est dans ce cadre que se situe le Forum sur la Gouvernance et la Démocratie en Côte d’Ivoire organisé par la West Africa Democracy Radio en partenariat avec le National Endowment for Democracy (NED). Ledit forum qui s’est tenu le Mercredi 28 Mai 2025 à Abidjan a réuni des voix clés autour du thème : « Consolidation des processus démocratiques – Comment préparer la Côte d’Ivoire à une présidentielle pacifique ».

En tant qu’activiste des droits des femmes, j’ai eu l’honneur d’intervenir au cours du forum sur le thème suivant:  » Élections apaisées et inclusives en Côte d’Ivoire: Le rôle déterminant des femmes« .

Dans les lignes qui suivent, je partage avec vous le contenu de mon intervention.

Visuel des intervenants du forum

La Côte d’Ivoire entame un nouveau cycle électoral, en prélude à l’élection présidentielle de 2025 et des autres scrutins législatifs et locaux ; ce nouveau cycle a débuté par la Révision de la Liste Électorale. Alors selon le dernier recensement général de la population de 2021, les femmes constituent 47,8% de la population totale (qui est de plus de 29 millions).

Selon le Consortium des Organisations de la Société Civile pour les élections en Côte d’Ivoire (COSCEL-CI) sur la base des données de la liste électorale de 2023, la population électorale est de 8 012 425 inscrits, repartie comme suit:

  • Femmes: 3 884 592 (48,48%)
  • Hommes: 4 127 833 (51,52%)
  • Jeunes (18-34 ans) : 2 336 708 (29,20 % de la population électorale) soit près du tiers de la population électorale.

Au niveau des jeunes élécteurs, on trouve:

  • Femmes : 1 045 700 (44,75 %)
  • Hommes : 1 291 008 (55,25 %)

Au regard de ces chiffres, la participation des femmes est donc un enjeu crucial pour la consolidation de la démocratie et la stabilité politique. Et en 2025, il est clair que leur implication active dans le processus électoral est essentielle pour garantir une élection apaisée, transparente et inclusive.
Ces dernières décennies, notre pays a connu des élections marquées parfois par des tensions sociopolitiques. Dans ce contexte, une question demeure centrale : « comment faire en sorte que nos élections ne soient pas des moments de tensions ou de division, mais plutôt des moments qui favorisent le renforcement de la cohésion sociale et de l’inclusion.Et surtout, quel rôle jouent et doivent jouer les femmes pour y parvenir ?  »

Pour répondre à cette préoccupation, nous allons nous appuyer sur deux aspects à savoir:

  1. Les femmes comme étant des piliers de la paix et de la cohésion sociale.
  2. L’inclusion des femmes comme facteur de consolidation de la cohésionsociale et de la paix.
Rita Pascale Kwaminan, intervenant lors du Forum sur la Démocratie et la Gouvernance

I- Les femmes comme étant des piliers de la paix et de la cohésion sociale

L’implication des femmes dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale

L’implication des femmes dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale s’explique par deux facteurs clés.

Premièrement, elles constituent près de lamoitié de la population. Et secondo, elles sont les premières victimes des conflits. Elles sont dans de tels contextes, victimes de violations des droits de l’homme.

En Côte d’Ivoire, comme ailleurs en Afrique, les femmes sont les premières à apaiser, à consoler, à reconstruire. Dans nos villages, nos quartiers, nos familles, elles sont les médiatrices naturelles des conflits. Lorsque des tensions surgissent, ce sont souvent elles qui interviennent, avec sagesse, pour préserver la paix. Au-delà de ce rôle traditionnel, les femmes ivoiriennes s’organisent depuis des années à travers des associations, des réseaux et des mouvements citoyens.

A titre d’exemple, nous avons le Réseau des médiatrices de la paix de Côte d’Ivoire qui fait un travail remarquable, forme des femmes à la médiation électorale, à l’alerte précoce et à la prévention des conflits dans les 31 régions de la Côte d’Ivoire. Le Consortium des OSC Féminines de Côte d’Ivoire qui valorise les actions menées par les Organisations de la Société Civile Féminines pour la promotion de la cohésion sociale; et L’ORAF qui forme les femmes à la vie politique.

Les femmes, actrices clés de l’éducation citoyenne.

Une autre facette souvent négligée de l’engagement des femmes, c’est leur rôle dans la mobilisation citoyenne. Que ce soit à travers des ONG, des mouvements communautaires, les réseaux sociaux ou les médias traditionnels, les femmes participent activement à la sensibilisation des électeurs, à la lutte contre la désinformation, à l’appel au calme et à la non-violence.

De plus en plus, des jeunes femmes leaders émergent comme influenceuses, blogueuses ou activistes. Elles utilisent leur voix pour inciter à la participation, surtout des jeunes filles, et pour dire non aux discours haineux. Ces femmes sont des promotrices de la citoyenneté.

Au regard de ce qui précède, il est évident que les femmes ont un rôle décisif à jouer pour des élections inclusives et apaisées. Alors que faire pour renforcer ce rôle ?

Célébration de la Journée Internationale des Droits des Femmes 2023 par le Consortium des OSC Féminines de Côte d’Ivoire

II- L’inclusion des femmes comme facteur de consolidation de la cohésion sociale et de la paix

Pour qu’une élection soit inclusive, elle doit donner à chaque citoyenne et à chaque citoyen la possibilité réelle de choisir, de se faire entendre et de se faire élire. Or, les chiffres nous montrent encore un grand déséquilibre. Même si les femmes représentent près de 50 % de la population ivoirienne, leur représentation dans les instances décisionnelles reste marginale. Et cela en dépit malgré l’adoption de la loi sur la représentation des femmes en 2019, qui fixe un quota de 30 %.

Statistiques de la répresentativité des femmes dans les instances de décision en Côte d’Ivoire

  • Gouvernement : sur les 32 ministres en place, 6 sont des femmes, ce qui représente 18,75 % de la représentation féminine au sein du gouvernement.
  • Parlement : Au niveau du Sénat, 24 femmes sont sénatrices sur les 99 membres du Sénat, correspondant à 24,24 %. Quant aux députés seulement 32 femmes siègent à l’Assemblée nationale sur 254 députés soit 12,60 %.
  • Mairies : 25 femmes sont maires sur 201 maires dans les différentes communes, soit 12,44 %.
  • Conseils régionaux : Une seule femme préside un conseil régional sur un total de 31. Il s’agit de Madame Véronique Aka Bra, Présidente du conseil régional du Moronou.

Pour que les femmes puissent jouer pleinement leur rôle dans des élections apaisées et inclusives, plusieurs actions sont urgentes :

  1. Renforcer les capacités et les ressources des organisations de femmes, notamment en zones rurales;
  2. Assurer la sécurité physique et psychologique des femmes en politique et les actrices de la société civile en sanctionnant toute forme de violence ou d’intimidation;
  3. Créer des espaces d’échanges intergénérationnels, pour encourager le mentorat entre femmes leaders et jeunes filles ;
  4. Encourager les médias à valoriser les parcours féminins en politique, pour inspirer et briser les stéréotypes ;
  5. Et enfin, garantir une application stricte des lois en faveur de la parité (le respect de la loi sur le quota).
Photo des panélistes

Nous ne pouvons pas parler de démocratie sans parler de femmes. Nous ne pouvons pas parler de paix sans reconnaître le rôle que jouent les femmes au quotidien. Et nous ne pourrons pas construire une Côte d’Ivoire véritablement inclusive tant que la moitié de notre population restera en marge des décisions politiques. Impliquer les femmes, ce n’est pas faire plaisir à un genre, c’est renforcer l’avenir de notre Nation.

Je voudrais terminer par cette citation de l’ancienne présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue au suffrage universel en Afrique :« Si vos rêves ne vous font pas peur, c’est qu’ils ne sont pas assez grands. »

Aujourd’hui, rêvons grand : rêvons d’une Côte d’Ivoire où les élections ne divisent plus, mais rassemblent. Rêvons d’une Côte d’Ivoire où chaque femme a sa place, sa voix, son pouvoir d’agir.


Genre et Inclusion : Un atelier stratégique organisé à Jacqueville par la Plateforme Nationale Genre et Changements Climatiques.

Du 14 au 16 avril 2025, la ville de Jacqueville a accueilli un atelier avec pour objectif  la production de documents stratégiques pour le renforcement de la Plateforme Nationale Genre et Changements Climatiques (PNGCC).

 Organisé à l’Hôtel Coral Blue, cet atelier a rassemblé une vingtaine de participantes et participants venus de structures étatiques, de ministères, d’instituts de recherche, d’universités, du secteur privé, des médias et d’organisations de la société civile.

Initiée par le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique (MINEDDTE) à travers le Programme National Changements Climatiques, en collaboration avec l’Institut International pour le Développement Durable (IISD), cette rencontre avait pour objectif de consolider les fondations institutionnelles de la PNGCC, en vue de garantir son fonctionnement durable et inclusif.

Une avancée décisive pour l’institutionnalisation de la PNGCC

L’un des temps forts de cet atelier a été la validation du projet d’arrêté interministériel officialisant la Plateforme. Élaboré en étroite collaboration avec les Directions des Affaires Juridiques des ministères en charge de l’Environnement et du Genre, cet arrêté définit clairement l’organigramme et les modalités de fonctionnement de la PNGCC.

Trois organes majeurs ont été créés à savoir:

  1. Le Comité de Pilotage (CP), chargé de l’orientation stratégique ;
  2. Le Secrétariat Technique (ST), garant du suivi opérationnel ;
  3. Le Groupe de Travail Genre et Climat (GTGC), moteur de la réflexion thématique.

Ces instances devront se réunir au moins quatre fois par an, conformément aux exigences de bonne gouvernance.

Séance de travail au cours de l’atelier stratégique

Des documents structurants au service d’une gouvernance efficace

En plus de l’arrêté interministériel, les participants ont travaillé à l’élaboration de plusieurs documents fondamentaux :

  • Le manuel de procédures régissant le fonctionnement interne de la Plateforme ;
  • Les projets d’arrêtés de nomination des membres des différents organes ;
  • Les courriers types de désignation des représentants des institutions membres ;
  • Les préparatifs logistiques et protocolaires de la cérémonie officielle de signature de l’arrêté.

Depuis sa création en 2020, la PNGCC s’est imposée comme un levier essentiel pour l’intégration des questions genre dans les politiques climatiques. Elle a été reconnue comme une bonne pratique nationale lors de l’évaluation à mi-parcours de la Stratégie Nationale Genre et Changements Climatiques. De nombreux partenaires techniques et financiers y voient aujourd’hui un mécanisme stratégique de coordination des actions genre et climat en Côte d’Ivoire.

Des échanges enrichissants, des perspectives prometteuses

Les travaux ont également permis de faire émerger des propositions concrètes : clarification des rôles entre points focaux et représentants, organisation en pôles d’intervention, articulation avec la Commission nationale Climat, ou encore l’harmonisation des terminologies utilisées.

L’idée d’une organisation en pôles a été particulièrement saluée, notamment par M. Guiraud Pacôme, expert genre du PNUD, comme un levier pour renforcer la synergie entre les membres. De son côté, Mme Anna KOFFI a insisté sur la nécessité de capitaliser les opportunités et de renforcer la dynamique collective de la Plateforme.

Enfin, Mme AMARI Alaki Véronique, représentant le Ministre de l’Environnement, a salué l’implication active des participants, avant de déclarer l’atelier clos au nom du Ministre.

Cet atelier marque une étape clé dans le processus d’institutionnalisation de la PNGCC. Il témoigne de la volonté forte des acteurs ivoiriens de promouvoir une gouvernance climatique plus juste, plus équitable, et véritablement inclusive.


Côte d’Ivoire: le congé maternité passe à 6 mois.

Désormais la femme fonctionnaire ou stagiaire fonctionnaire ivoirienne peut à sa demande bénéficier d’un congé de maternité de 6 mois. Et le nouveau papa bénéficie d’un mois de congé paternel.

Un congé de maternité d’une durée de 6 mois est accordé à la femme fonctionnaire ou à la femme fonctionnaire stagiaire, à sa demande.

Articles 104 & 105 du Décret Nº2025-120 du 26 février 2025 portant modalités communes d’application de la loi portant Statut Général de la Fonction Publique.

Malheureusement, ce qui devrait être une satisfaction, est devenu un débat polarisant.On voit des commentaires très déplorables. Pourtant cette loi est salutaire. Au-delà de permettre à la femme de récupérer de la charge maternelle, un congé maternité plus long est favorable au développement de l’enfant. Des études ont démontré que les 2 premières années sont les plus cruciales dans le développement psychomoteur de l’enfant. C’est donc une réforme qui s’inscrit dans la dynamique de l’interêt supérieur de l’enfant. C’est d’ailleurs ce qui à pousser certains pays comme l’Allemagne à passer au congé parental. En Allemagne, les nouveaux parents bénéficient de 2 ans de congé cumulé pour le père et la mère. Selon leur besoin et leur revenu, ils se répartissent les 2 années pour qu’il ait au moins un parent aux côtés du nourrisson jusqu’à ses 2 ans. J’espère vivement que nous parviendrons à obtenir un congé parental identique dans les prochaines années en Côte d’Ivoire.

Contrairement aux nombreux commentaires négatifs qui pilulent sur les réseaux sociaux; il ne s’agit nullement de donner plus de temps à la femme pour se reposer mais plutôt de permettre à la nouvelle maman d’être épanouie pour donner le meilleur d’elle-même au travail. On ne peut pas séparer brusquement une mère de son petit et estimer que cela n’aura pas d’impact sur son mental.

Femme africaine épanouie avec son bébé. Crédit photo: Freepick

Il convient de préciser aussi que si la mesure s’applique aux entreprises privées, cela n’aura aucun impact sur le chiffre d’affaires de ces entreprises. Les cotisations sociales et l’organisation interne de l’entreprise tiendront compte de ces aspects.

Pour terminer, au regard des derniers actualités, je retiens que le combat pour l’égalité des droits doit se poursuivre dans notre pays. Les derniers débats sur les réseaux sociaux nous montrent à quel point le patriarcat est fortement ancrée dans notre société. Un changement de mentalité et de paradigme s’impose pour parvenir à l’égalité de droits.Faire comprendre l’importance de l’égalité de droits et de l’équité pour l’équilibre social doit être de mise dans notre sensibilisation.Félicitations à l’ensemble des activistes des droits des femmes et des filles pour cette belle avancée.

Vive le féminisme pour l’épanouissement sociale, politique et juridique des femmes!


08 Mars: Que retenir de la commémoration de la Journée Internationale de la Femme ?

A la faveur de la célébration du 08 Mars, j’ai eu l’honneur d’intervenir sur les antennes de la Radio Arc-en-ciel, Abobo FM. Au cours de mon interview, des thématiques telles que les avancées en matière de droits de la femme, la participation aux charges du ménage par la femme, l’égalité entre homme et femme ont été abordées.

Je vous invite à suivre mon intervention.

Intervie de Rita Pascale Kwaminan du 08 Mars 2025

Docteur Traoré Bakari parmi les meilleurs spécialistes mondiaux de la gouvernance d’entreprise, de la RSE et de l’éthique.

Le continent africain et la Côte d’Ivoire ont été distingués lors de l’édition 2024 de la prestigieuse initiative Diligent ELEVATE Modern Governance 100, organisée par Diligent, à travers la personne de Docteur Traoré Bakari. L’expert en gouvernance et fondateur du Cabinet TBC a été désigné Meilleur Expert dans la catégorie Innovateur en matière de conseils d’administration et de gouvernance du prix Modern Governance 100. Le sommet Diligent ELEVATE Modern Governance 100, pour l’année 2024, s’est tenu du 08 au 11 Septembre 2024 aux Etats-Unis dans l’Etat du Texas à Houston.

Le sommet Diligent ELAVATE Modern Governance 100 a pour objectif de célébrer les meilleurs professionnels de la gouvernance, du risque, de l’audit et de la conformité au monde. Cette distinction reçue par Docteur Traoré Bakari vient saluer une carrière exceptionnelle dédiée à la promotion des bonnes pratiques de la gouvernance, de l’éthique et de la responsabilité sociétale des organisations à travers le continent africain et au-delà.

Seul africain nominé dans sa catégorie, il est ainsi le premier africain et le premier ivoirien à recevoir cette prestigieuse distinction.

Retrouvez les liste des nominés de la catégorie « Innovateur en matière de conseils d’administration et de gouvernance ».

Docteur Traoré Bakari parmi les meilleurs spécialistes mondiaux de la gouvernance d’entreprise, de la RSE et de l’éthique. Distinction obtenue le 10 septembre 2024 à Houston aux Etats-Unis d’Amérique.

Une carrière au service de la gouvernance

Docteur Traoré Bakari est une personnalité incontournable et un vaillant prometteur de la gouvernance en Côte d’Ivoire et en Afrique. Son parcours, jalonné de réalisations majeures, témoigne de son engagement pour l’excellence. Notre expert est :

  • L’Initiateur du Centre Africain d’Expertise en Gouvernance des Organisations (CAGO), un centre clé dans le renforcement des capacités en matière de gouvernance sur le continent,
  • Co-fondateur de l’Institut National des Administrateurs de Côte d’Ivoire (INADCI), conçu pour certifier les dirigeants d’entreprise et renforcer la compétence des conseils d’administration,
  • Vice-Président du Réseau Africain de Gouvernance d’Entreprise (ACGN)
  • Président du Comité Scientifique pour l’élaboration du Code ivoirien de Gouvernement d’Entreprise et de Responsabilité Sociétale, de 2008 à 2010. Une initiative du CAGO soutenue par le secteur privé.

Il fut Président de la Commission Gouvernance – Ethique et RSE du Patronat Ivoirien. Il a également été Directeur de cabinet du Président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance de 2017 à 2023.

Outre ces fonctions, il a fondé l’Institut international de perfectionnement en gouvernance d’entreprise (IPGE).

Docteur Traoré a également conduit de nombreuses missions d’audit, d’évaluation, de formation et d’accompagnement en gouvernance, éthique et RSE. Il a été chargé, par la Banque mondiale, en 2015, d’évaluer le niveau d’application des principes de gouvernance d’entreprise de l’OCDE en Côte d’Ivoire. Il a mis au point des référentiels d’audit de gouvernance, de RSE et d’éthique.

Son rôle sur la scène internationale est également notable :

  • Membre du Comité ISO 309 WG1, il a contribué à l’élaboration des normes ISO 37000, ISO 37004, ISO 37005, ISO 37006 et ISO 37007, des références mondiales en matière de gouvernance.
  • Vice-Président du Réseau Africain de Gouvernance d’Entreprise (ACGN), un réseau panafricain qui promeut la gouvernance dans la région.

Docteur Bakari Traoré, un formateur et un auteur engagé

Docteur Bakari Traoré ne se contente pas de pratiquer la gouvernance, il la partage. En tant que formateur, conférencier et auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la gouvernance d’entreprise, il inspire et forme la prochaine génération de leaders. Il est également chargé, depuis cette année du cours en gouvernance d’entreprise à l’UFR de Droit de l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, Cocody.

QUELQUES TRAVAUX DE DOCTEUR TRAORE BAKARI

Une reconnaissance bien méritée

Cette nomination comme meilleur expert mondial lors de Diligent ELEVATE Modern Governance 100 consacre ainsi une carrière exemplaire et un engagement sans faille pour la promotion des pratiques de gouvernance responsables, éthiques et durables.

Reconnu comme faisant partie des meilleurs spécialistes mondiaux, dans la catégorie gouvernance d’entreprise, éthique et RSE, en tant que meilleur innovateur, fait de Dr Traoré Bakari, une véritable référence au niveau mondial. Sa distinction consacre ainsi une carrière exemplaire et un engagement sans faille pour la promotion des pratiques de gouvernance responsables, éthiques et durables.

Rendre hommage à Docteur Traore Bakari en cette fin d’année constitue certainement un minimum qu’il mérite.

Pour en savoir plus sur ses activités, consultez sa biographie officielle .

Quelques images de la cérémonie ELEVATE


Mise en œuvre des agendas Femmes, Paix et Sécurité et Jeunes, Paix et Sécurité : Les organisations de la société civile féministes ivoiriennes s’engagent.

Pour marquer la commémoration de la Journée Internationale de la Paix, le samedi 21 septembre 2024, l’Association des Femmes Juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI) a accueilli, à son siège au Plateau, le lancement du projet « Agendas féministes, paix et sécurité – Femmes d’Afrique de l’Ouest et du Sahel solidaires pour la paix ». Cette cérémonie qui a réuni les organisations de la société civile, les activistes féministes et les acteurs des médias a servi également de cadre à une conférence intitulée « L’évolution de la participation des femmes dans la prévention des conflits, le maintien de la paix dans les instances décisionnelles en Côte d’Ivoire » animée Mme Doumbia Fanta, Présidente Exécutive de l’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire (OFACI. Elle a rappelé dans son intervention que l’implication des femmes dans la résolution des conflits n’est pas nouvelle. Depuis des décennies, elles occupent une place déterminante dans la gestion des crises. Et la résolution 13.25 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, adoptée en 2000, qui vise à promouvoir la participation des femmes dans les efforts de paix marque un tournant décisif.

D’importants progrès réalisées en Côte d’Ivoire en matière d’inclusion des femmes dans les processus de paix.

La conférencière a relevé qu’en Côte d’Ivoire, des progrès notables ont été réalisés pour intégrer les femmes dans les processus de paix. Ainsi, entre 2008, le premier Plan d’Action National a été adopté pour renforcer leur participation et lutter contre les violences basées sur le genre (VBG). Cependant, ce programme a rencontré des difficultés en raison des crises politiques successives qu’a connu notre pays. En 2022, un second Plan d’Action qui couvre la période de 2023 à 2028 a été élaboré et il est en cours de validation.

Parmi les succès majeurs, on peut citer :

  • L’ouverture de l’Ecole Militaire Préparatoire aux Femmes en 2013,
  • La révision de la loi relative au mariage de 2013 qui consacre l’égalité homme-femme dans le mariage,
  • La ratification du Statut de Rome en 2015,
  • L’adoption de la loi de protection en faveur des défenseurs des droits humains en 2014,
  • La création de l’Observatoire National de l’Égalité du Genre (ONEG),
  • La révision du code pénal et de la loi sur le mariage.

Néanmoins, plusieurs défis subsistent à la participation des femmes à la prévention des conflits. Ce sont en autres :

  • La persistance de normes sociales patriarcales qui limitent l’accès des femmes aux postes de décision,
  • La sous-représentation des femmes dans les instances politiques
  • L’accès difficile à la justice pour les victimes de VBG et la lenteur des procédures judiciaires,
  • Le manque de financement pour les programmes dédiés à la paix et à la sécurité des femmes.

Au titre des recommandations, Mme Doumbia Fanta propose les actions suivantes :

  • Renforcer l’accès des femmes à la justice,
  • Intensifier la sensibilisation et la formation des femmes dans les zones rurales,
  • Promouvoir leur participation active dans les instances décisionnelles et les processus de paix.
Table de séance

Agendas féministes, paix et sécurité – Femmes d’Afrique de l’Ouest et du Sahel solidaires pour la paix, un projet qui vient répondre aux défis liées à inclusion des femmes dans le processus de prévention et de gestion des conflits.

En ce qui concerne le projet « Agendas féministes, paix et sécurité – Femmes d’Afrique de l’Ouest et du Sahel solidaires pour la paix », Mme DIERO Ramatou, point focal de l’AFJCI pour Équipop en Côte d’Ivoire a expliqué que ledit projet est financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et mis en œuvre par un consortium composé de 04 organisations non gouvernementales dont Diakonia au Burkina Faso, Femmes Actions et Développement (FAD) au Niger, Gorée Institute au Sénégal et Equipop qui en est la cheffe de file. Le projet sera déployé dans 06 pays à savoir : la Côte d’Ivoire, le Benin, le Togo, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. En Côte d’Ivoire, le projet sera mis en œuvre dans les Régions du Denguélé, des Savanes, du Zanzan et la Vallée du Bandama. Pour mener ce projet, des organisations ivoiriennes ont été identifiées. Il s’agit de l’AFJCI, L’OFACI, ONG Opinion éclairée, ORAF, les médiatrices de la paix, la Ligue ivoirienne des droits des femmes…

Les femmes sont des actrices clés de la paix et de la sécurité dans notre société.

Me Aka Anghui Francine, Présidente du Conseil d’Administration de l’AFJCI

 

Dans le cadre de ce projet, les femmes seront formées aux techniques de médiation et de résolution des conflits. Des sessions de sensibilisation sur Violences Basées sur le Genre sont également prévues. Toutes ces actions visent à outiller les femmes, particulièrement dans les zones rurales, pour jouer un rôle actif dans la prévention des conflits.

Pour clôre la cérémonie, Me Aka Anghui Francine, Présidente du Conseil d’Administration de l’AFJCI a souligné que, son organisation est engagée dans la formation et la sensibilisation des femmes depuis 40 ans. Et l’inclusion des femmes dans le processus de prévention et de gestion des conflits et la lutte contre les VBG sont deux thématiques capitale pour l’AFJCI. Et l’organisation dispose de 12 cliniques juridiques qui sillonnent le pays.


Intégration Africaine : Le parlement Panafricain effectue une mission en Côte d’Ivoire.

Du 02 Octobre au 04 Octobre 2023, le Parlement Panafricain (PAP) était en Côte d’Ivoire. Cette mission menée par le Groupe Régional de l’Afrique de l’Ouest était conduite par Madame Lucia Maria Mendes GONCALVES DOS PASSOS, 3ème Vice-présidente du Parlement Panafricain.  Cette mission avait pour objectif de promouvoir le Protocole révisé du PAP et 4 autres instruments clés de l’Union Africaine. Il convient de préciser que 3 de ses instruments n’ont pas été ratifiés par l’Etat ivoirien.

Pour réussir cette mission et en vue de jeter les bases d’une coopération régionale fructueuse, une série de rencontres avec des institutions clés a été organisée.

Délégation du PAP et SEM Adama Bictogo

La série de rencontres a débuté par une entrevue avec son SEM Adama Bictogo, Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. A l’ordre du jour de la rencontre figurait la ratification des protocoles suivant :

  1. Le protocole de la charte africaines des Droits de l’homme relatives aux droits des personnes handicapées
  2. Le protocole sur la libre circulation des personnes.

A l’agenda de la deuxième journée a été marqué par une rencontre avec les Leaders des Groupes Parlementaires de l’Assemblée Nationale Ivoirienne. Aux termes de ces échanges, les parlementaires ivoiriens ont exprimé leur volonté de soutenir le plaidoyer du Parlement Panafricain relatif à la promotion du Protocole révisé du PAP et les instruments clés de l’Union Africaine.

Mme Lucia Maria Mendes GONCALVES DOS PASSOS et SEM Ahoussou Jeannot

Au titre des rencontres, il faut aussi souligner la séance de travail entre la délégation du PAP et le Président du Sénat, Son SEM Ahoussou Jeannot.

Le point culminant de cette mission fut la réunion solennelle avec son SE Mme Kandia Camara, Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et de la Diaspora. Cette réunion fut l’occasion pour l’Etat ivoirien de prendre des engagements concrets pour faciliter la ratification prochaine par la Côte d’Ivoire des instruments de l’Union Africaine.

Rencontre avec la Ministre Kandia Camara

Au-delà des rencontres de travail et des échanges, cette mission est un point fort dans la consolidation des liens entre les Etats africains et la promotion de l’intégration africaine.

A la fin de cette mission, la délégation du PAP n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude envers le gouvernement et le peuple de la Côte d’Ivoire pour l’hospitalité et la volonté manifeste de l’Etat ivoirien de contribuer à l’unité africaine.

Quelques photos de la mission du PAP


CÔTE D’IVOIRE: Le Premier Ministre lance les travaux de construction du Centre du Service Civique d’Adzopé.

L’année 2023 a été décrétée par le Président de la République, Son Excellence M. Alassane Ouatarra « Année de la jeunesse ». Et dans le cadre du Programme Jeunesse du Gouvernement ( PJ Gouv), le Premier Ministre, Son Excellence M. Patrick Achi a procédé le 19 Mai dernier, à la pose de la première pierre du Centre de service civique d’Adzopé .

Crédit photo, Gouvernement de Côte d’Ivoire.

Ce fut l’occasion pour le Premier Ministre, de réaffirmer l’engagement du gouvernement à œuvrer pour assurer un véritable avenir à notre pays, à travers sa jeunesse. C’est d’ailleurs ce qui a motivé le Président de la République a proclamé 2023, l’année de la jeunesse.

 C’est un engagement sans précédent pour la jeunesse de notre nation. C’est la preuve d’une Côte d’Ivoire solidaire.

S.E.M. Patrick achi

Quant au Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, M. Mamadou Touré, il a souligné que  la construction du centre du service civique d’Adzopé  s’inscrit  dans le cadre de la construction d’infrastructures de service civique sur l’ensemble du territoire. Il a annoncé la construction de 14 centres dans les 18 prochains mois.

Ledit centre sera construit sur une superficie de 5 hectares. Pour son ouverture, il accueillera une première cohorte de 500 jeunes sur 1000 .

Les travaux de construction du centre du service civique d’Adzopé s’étendront sur sept mois. Ledit centre sera composé de:

  • 12 dortoirs
  • 66 blocs sanitaires,
  • un réfectoire pouvant accueillir 500 personnes, etc.

Les pensionnaires pourront y bénéficier d’une formation professionnelle et militaire d’une durée de six à neuf mois aux métiers de la mécanique, de la couture, de l’esthétique, de la coiffure, de la construction, de la médiathèque, de l’initiation aux outils informatiques, de la ferme avicole, de meunier , d’atelier agricole, etc. 

L’objectif du centre du service civique est de cultiver chez les jeunes les valeurs comme la discipline, la rigueur, le travail, l’effort, la constance, le courage, l’endurance, l’engagement, le patriotisme.

S.E.M. Patrick ACHI

Outre la construction du Centre du service civique, le Premier Ministre a annoncé la mise à disposition pour cette année, d’un budget de 1, 664 milliard de FCFA par l’Etat ivoirien en faveur des jeunes de la région de la Mé dont Adzopé est le chef-lieu.

Pour rappel, le service civique porte sur la resocialisation, la formation à un emploi et les stages en entreprise. À ce jour, ce sont 1 726 jeunes qui ont bénéficié de cet encadrement dans les quatre centres de service civique existants, notamment Bimbresso, Bouaké 1 et 2, Guédikpo Sassandra) et Guingréni (Boundiali).