QUAND LES FEMMES IVOIRIENNES S’ENGAGENT POUR LA PROMOTION DE L’EGALITE DES DROITS

Article : QUAND LES FEMMES IVOIRIENNES S’ENGAGENT POUR LA PROMOTION DE L’EGALITE DES DROITS
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20 mai 2021

QUAND LES FEMMES IVOIRIENNES S’ENGAGENT POUR LA PROMOTION DE L’EGALITE DES DROITS

L’égal accès à l’emploi est une norme consacrée par la constitution ivoirienne.

La constitution ivoirienne, en son article 14 alinéa 2 dispose : » L’accès aux emplois publics ou privés est égal pour tous en fonction des qualités et des compétences. Est interdit toutes discriminations dans l’accès aux emplois ou leur exercice basé sur le sexe, l’ethnie, ou les opinions politiques, religieuses ou philosophiques « .

Article 14 alinéa 2 de la Constitution ivoirienne de 2015

En dépit de cette norme, les femmes ivoiriennes sont victimes de nombreux abus dans l’accès aux emplois.

Connaissez- vous « le droit de cuissage » ? Et bien il s’agit d’une pratique qui consiste à octroyer un poste à une femme en échange de faveur sexuelle.

À côté de cet abus, il y a ce phénomène qui consiste à évincer les femmes bien que compétentes d’un poste parce qu’elles sont des mères ou qu’elles sont mariées.

Les lois existent, mais les femmes sont toujours victimes d’abus.

Malheureusement, ces abus ont contraint plusieurs femmes à mettre leurs ambitions et leurs projets aux oubliettes.

Personnellement, j’ai perdu beaucoup d’opportunités professionnelles parce j’étais une mère.

Je vous relate la plus marquante.

Il y a de cela trois ans, j’ai été contactée par une entreprise internationale. Ladite entreprise était à la recherche d’un.e représentant.e. pour leur filiale. Après analyse, je correspondais au profil recherché. Cependant, les responsables de cette société étaient à la recherche d’un homme ou à défaut d’une jeune femme libre d’attache, c’est-à-dire une femme célibataire sans enfant.

Au cours de l’entretien, le directeur général me dit ceci : « C’est vraiment dommage que vous soyez mariée et maman d’un enfant. C’est un poste exigeant. Être mariée et en plus maman, ne vous facilitera pas les choses. Sinon vous correspondez parfaitement au profil que nous recherchons ».

C’est avec le cœur meurtri, la gorge nouée et les larmes aux yeux que je quittai leur entreprise.

J’ai passé les jours suivants à remettre mon existence et mes choix de vie en cause.

Le constat est clair. Les femmes voient constamment les droits bafoués.

De nombreuses voix féminines se lèvent pour dénoncer les injustices dont sont victimes les femmes.

Face aux violations des droits de la femme, de nombreuses voix féminines se lèvent en Côte d’Ivoire.

A travers le blogging, l’activisme ou le militantisme, les femmes ivoiriennes ont décidé de lutter pour le respect de leurs droits.

Favoriser l’égalité de droits, permettre aux femmes d’occuper des postes de responsabilités, éliminer les violences faites aux femmes, voici notre combat.

INTERNET, un puissant moyen dans la lutte pour l’égalité des droits.

En dédiant mon blog à la promotion des droits de la femme ivoirienne, j’apporte ma pièce à l’édifice. Comme moi, plusieurs blogueuses ivoiriennes ont décidé de contribuer au changement de mentalité à travers leurs écrits.

En tant qu’activiste, je suis amenée à orienter et conseiller des femmes. Grâce aux réseaux sociaux, j’ai la capacité de toucher un grand nombre de femmes. Internet se positionne ainsi comme un amplificateur de cette lutte.

Mon combat pour l’égalité de droits m’a conduit à la création d’une Organisation Non gouvernementale « Femme Autonome Espoir de Demain (FAED) ». Cette ONG a pour objectif de faire la promotion du leadership et de l’autonomisation de la femme.

A travers des formations, les membres de mon ONG et moi, nous nous battons pour inculquer des valeurs du leadership et les notions d’entrepreneuriat aux jeunes filles.

A l’instar de l’ONG FAED, de nombreuses organisations ont vu le jour en Côte d’Ivoire. L’association des femmes juristes de Côte d’Ivoire, la ligue Ivoirienne des droits des femmes, l’Association des Femmes engagées pour le changement (AFELC), voici des associations qui font bouger les lignes en matière de respect des droits de la femme ivoirienne.

Il convient de noter que les initiatives en faveur de la promotion de l’égalité de droits ont connu une explosion ces dernières années.

Il ressort de ce constat que les femmes ivoiriennes sont déterminées à faire entendre leurs voix. Oui les femmes sont capables de grandes choses. Oui les femmes peuvent contribuer au développement de la société. Et nous comptons le démonter.

Et je suis fière d’apporter ma modeste contribution au rayonnement de la femme ivoirienne.

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